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Georges SARRE
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Voeux de Georges SARRE aux camarades militants et sympathisants du MRC
Chers Amis et Chers Camarades,
A chacune et chacun d’entre vous, j’adresse mes vœux de santé, de réussite, de bonheur en 2009. Pourtant n’en doutons pas, l’année nouvelle sera rude pour beaucoup de nos concitoyens ; la crise est là, impitoyable. Le gouvernement peut jouer au chat et à la souris en faisant annoncer au peuple que, grâce à une croissance de 0,1% en 2008, la France n’est pas en récession ; même si les statisticiens ont l’échine souple, la réalité, douloureuse, s’impose. Cette crise ne tombe pas du ciel, elle est le fruit des politiques conduites aux Etats-Unis, en Europe, et à l’échelle du monde, avec pour objectif central la financiarisation de l’économie et l’enrichissement colossal d’une minorité de rentiers, financiers et grands patrons. Ce fut le temps de l’argent roi… pour une petite minorité. Au MRC, nous dénoncions la désindustrialisation de la France, son cortège d’emplois supprimés, les délocalisations, l’affaiblissement de la recherche, de l’industrie. Rien n’y faisait : le système médiatique, le dogme social-libéral admis par la plupart, le renoncement de beaucoup parmi les élites auto-proclamées, généraient une chape de plomb et contribuaient à avaliser le système. Il fallait être moderne, « dans le coup » ! Le monde marchait à l’unisson et nous avions beau nous exprimer pour défendre l’Etat, la République, proposer des solutions pour le monde du travail, l’Ecole, la santé, nous n’étions guère audibles. Jean-Pierre Chevènement expliquait que, tôt ou tard, le déficit américain, la spirale infinie de la spéculation et de l’appât du gain, l’absence de toutes règles commerciales, de toute politique monétaire, conduiraient à la catastrophe. Mais les dirigeants refusaient d’entendre. Tout était « beau, riant, radieux, divin ». Aujourd’hui, c’est la panique ! C’est la grande peur : les responsables n’osent plus s’agenouiller devant le veau d’or. L’Europe devait nous protéger ; naturellement il n’en est rien, et la défense des intérêts nationaux redevient d’actualité. Pour autant, le social-libéralisme n’est pas mort. La rencontre du G20 l’a confirmé : sur proposition de G. W. Bush, les fondamentaux de l’ultralibéralisme ont été réaffirmés, confirmés, à l’unanimité. « Lorsqu’on vient d’en rire, on devrait en pleurer… ». Devant cette situation, il faut faire face. Comme Vigny l’écrit, « gémir, pleurer, prier est également lâche ; fais énergiquement ta longue et lourde tâche ». Cela signifie que tous nos militants, adhérents, sympathisants, doivent se mobiliser et se remobiliser. Qu’il faut tendre la main à toutes les démocrates et à tous les démocrates qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche et qui ont dit « non » au référendum sur le traité « constitutionnel » européen en 2005, acte politique significatif, et qui s’opposent à la politique du gouvernement. Ceux qui veulent légitimement se battre. Dressons-nous ensemble pour faire face. Et faisons-le maintenant, alors que la crise est là, car « l’histoire ne repasse jamais les plats ». Georges SARRE Lundi 19 Janvier 2009
Emmanuelle PIREYRE
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