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Georges SARRE
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Soutien de Georges SARRE aux salariés de Continental ClairoixIntervention de Georges SARRE* devant l’usine Continental de Clairoix, le samedi 26 septembre 2009 (*Georges SARRE était accompagné d'une délégation de cadres et d'élus MRC et apparentés comptant notamment Jean-Claude CHAILLEY et Michel CHARZAT)
Camarades, citoyens,
Au nom des républicains de gauche du Mouvement Républicain & Citoyen, je suis venu vous dire « salut, et fraternité ». J’irai droit au but. Je suis ici pour deux raisons. La première, c’est dénoncer, ici, avec vous, ce capitalisme financier sans patrie, sans garde-fous, sans lois, sans limites. Ce capitalisme mondialisé de prédateurs libérés de tout obstacle, et qui n’ont rien à faire des territoires, des savoir-faire, des femmes et des hommes qui produisent. Bien avant cette « crise » dont tout le monde a le mot à la bouche, ce capitalisme financier mondialisé a commencé à nous broyer sous ses hyper-profits, et dans ses ravages de délocalisations, fermetures d’entreprises, licenciements, précarité, démantèlement du droit du travail, baisse des revenus et du pouvoir d’achat, privatisation des services publics… Cela dure depuis trente ans. Cela dure depuis que, à part, au fond, entre 1981 et 1983, nos gouvernements ont ouvert grand les bras à l’oligarchie financière mondialisée, au nom de la pseudo « modernité » et de cette supercherie appelée « construction européenne ». Première raison donc, dire avec vous « non aux prédateurs financiers » ! Ils se croient tout permis, parce qu’on leur a tout permis… Et il est heureux qu’ils apprennent à nouveau ce que veut dire le mot « résister ». Je sais combien votre courage, votre mobilisation, ont dû être forts pour, sans empêcher les licenciements, obtenir une petite partie de ce qui vous était dû, en matière d’indemnités. Vous l’avez fait, en particulier, parce que vous avez des familles, des enfants, et que vous êtes inquiets pour leur avenir. Comment ne pas comprendre cela ? Ce n’est rien comparé aux parachutes dorés, aux retraites chapeaux, aux hyperprofits de la rente ! Mais c’est un peu de votre dû, que vous avez arraché de haute lutte, et avec courage. *** Ce courage, on a voulu vous le faire payer au prix fort, de peur qu’il ne soit contagieux. Et c’est la deuxième raison de ma présence ici. Vous avez fait l’objet d’une procédure pénale, mais aussi civile, qui a donné lieu à une condamnation injuste. Cette décision de justice n’est pas isolée. Elle s’ajoute à une longue série de décisions et de comportements de certaines autorités publiques, qui témoignent de la complicité entre une forme d’oligarchie institutionnelle, et l’oligarchie financière, contre la majorité sociale du pays. Oui, camarades, citoyens, nous voici revenus à l’Ancien Régime ! En tant qu’élus républicains et progressistes, nous trouvons cette situation insupportable. Nous voulons donc démontrer, et c’est pourquoi j’ai choisi de porter ici cette écharpe tricolore, que les institutions républicaines ne sont pas toutes l’instrument de l’oligarchie financière et sociale, mais qu’elles restent le creuset de l’intérêt général, qui ne peut être à l’opposé de l’intérêt d’une majorité sociale. J’ai, dans cet esprit, demandé que le Conseil de Paris manifeste sa solidarité avec les « Contis », notamment les six ouvriers condamnés. La Mairie de Paris ne pouvant pas intervenir directement dans une affaire qui ne relève pas de sa compétence, j’ai demandé que les 163 conseillers de Paris soient sollicités à titre individuel, afin de concourir, s’ils le souhaitent, et dans la mesure de leurs moyens, au financement des frais de justice des salariés. Je demande qu’une collecte se tienne lors de la réunion du Conseil de Paris, mardi et mercredi prochains. Au-delà, sachez que la gauche républicaine, que le Mouvement Républicain & Citoyen, vous soutient dans votre saine révolte de citoyens et de salariés, contre les oligarchies ! Haut les cœurs ! Vive la République sociale ! Lundi 28 Septembre 2009
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La France est en péril... Son industrie, ses emplois, ses services publics, sa langue, l'égalité des chances et des conditions, et finalement toute idée d'intérêt général et tout lien social : voilà qui est mis à mal par l'oligarchie qui nous gouverne, à Paris, à Bruxelles, à Washington... et à Pékin.
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