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Georges SARRE
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Sarkozisme : "dire plus pour faire moins"
Comme un réflexe pavlovien préélectoral, la droite joue sur le registre de la surenchère sécuritaire : l'UMP annonce vouloir durcir la loi de 2006 afin que le dispositif de suspension des allocations familiales en cas de déscolarisation des enfants soit davantage utilisé… (qui peut croire que supprimer des revenus à un foyer, ajouter la misère sociale aux autres problèmes, soit un gage de prévention de la délinquance ?!) ; Christian Estrosi gesticule avec son couvre-feu niçois...
De l’autre côté, le manque de moyens pour de vraies politiques de sécurité est tel... que les policiers eux-mêmes manifestent leur « ras le bol » dans la rue ! La manifestation des policiers de l’Union SGP-FO/Unité police, qui s’est achevée aujourd’hui à Bercy, n’est pas un acte isolé : les policiers de toutes les grandes villes de France, y compris les DOM-TOM, ont également tenu à dénoncer leur malaise. Comment ne pas les soutenir ? Ils sont écrasés entre une culture du chiffre de plus en plus oppressante et des annonces de baisse d’effectifs. Dans le domaine judiciaire, la misère de l'action publique est encore plus flagrante ; qu'on relise sur ce blog les récentes notes du la Protection Judiciaire de la Jeunesse par exemple. Tout ceci montre, si tant est qu’il faille encore le prouver, que ce gouvernement ne sait pas faire grand-chose, hormis de la gesticulation politique. Il crie au loup sans se donner les moyens de mettre en place une vraie politique de sécurité. Il privilégie la surenchère sécuritaire au détriment des actes vrais : ceux d’une police de proximité et d’une justice qu'on voudrait capable d'un suivi rapide et adapté... Georges SARRE Jeudi 3 Décembre 2009
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