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Remboursement des emplois fictifs par l'UMP et Jacques ChiracIntervention de Georges SARRE au Conseil de Paris le 27 septembre 2010
Monsieur le Maire, chers collègues,
Si j’ai souhaité intervenir dans ce débat, c’est parce que ce que je lis depuis quelques semaines de la part de certains élus me semble si ridicule et si politicien, que je m’en voudrais de garder le silence. Ceux qui cherchent à instrumentaliser politiquement les « affaires », et a fortiori les procédures judiciaires, s’assoient sur la séparation des pouvoirs et confondent la politique avec un concours de boules puantes. En réalité, il y a beaucoup d’hypocrisie de la part des adversaires de ce protocole. Qu’a fait le Maire de Paris, à l’évidence ? Il a agi de sorte que les Parisiennes et les Parisiens obtiennent réparation ! Réparation des salaires injustement versés par la Ville, et des frais de procédure engagés ; c’est là son rôle de Maire, garant des intérêts de Paris. C’est aussi simple que ça ! Le Maire n’a pas à aller au-delà ; il n’a pas à confondre son rôle avec celui d’un Procureur ! Dans la République française, la réparation civile est une chose, la justice pénale en est une autre. Je sais bien que la mode est à la confusion, certains, ou certaines, faisant volontiers valoir leur image de juge d’instruction pour concourir à la Présidentielle ! On voit fuser des paroles qui relèvent d’une confusion des genres assez lamentable : « tel homme politique, je le connais bien, je l’ai mis en examen » ou encore « le protocole que le Maire de Paris veut signer peut constituer un délit pénal ». Qui parle, le juge ou le responsable politique ? Cette confusion des genres, je le dis, n’est pas républicaine. Revenons à l’essentiel. Il appartient à Bertrand Delanoë et à la Mairie de Paris de défendre les intérêts civils de la Ville, comme ils l’ont fait en tant que partie civile, et comme ils continuent à le faire, manifestement avec succès, à travers ce protocole. Et il revient en revanche à la Justice pénale de dire la morale publique par le droit. Je voterai donc en faveur de cette délibération, en considérant que les critiques outrancières et démagogiques qu’elle peut soulever sur les franges, au Front National et sur quelques bancs de cet hémicycle, sont dérisoires. Je vous remercie/ Lundi 27 Septembre 2010
Equipe georges-sarre.net
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