Georges SARRE
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Réaction à la déclaration de politique générale de François Fillon
Sans changement de Premier Ministre ni, somme toute, de gouvernement, la déclaration de politique générale et le vote de confiance de l’Assemblée n’étaient, aujourd’hui, qu’opérations de communication.
Or la communication n’est bonne que lorsqu’elle articule la forme et le fond. Sur la forme, François Fillon a réussi. Ses mâles accents et ses références historiques ont donné un verni de dignité à ses propos. Mais le fond est là, patent, et ne peut que laisser la France consternée : ils n’ont rien appris, rien oublié. Ce sera la même politique, dans l’axe des prescriptions de la mondialisation néo-libérale et de son chausse-pied européen. La même politique d’abdication de la puissance publique et de recul de la citoyenneté face à l’appétit des marchés financiers. La même politique de dégradation du rapport travail/capital. Ce gouvernement concourra à précipiter l’Europe dans le mur de la récession à travers l’Euro fort et les politiques de rigueur. Il continuera à organiser les délocalisations, puisque le « protectionnisme » est un tabou pour ce Premier Ministre. Il continuera à priver les travailleurs au bénéfice des nantis, via par exemple la suppression de l’ISF. Il cherchera à masquer cette abdication de tout pouvoir citoyen derrière des artifices tels que les jurés populaires pour l’application des peines… François Fillon n’a cessé de répéter que sa politique serait celle de « la marche en avant ». Hélas, c’est celle de la « fuite en avant » : dans l’européïsme et le globalisme néo-libéraux. Georges SARRE, Président du Conseil National du MRC, Mercredi 24 Novembre 2010
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