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Georges SARRE
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Question d'actualité de Georges SARRE, Conseiller de Paris MRC, le 5 juillet 2010
"Monsieur le Maire, chers collègues,
Rien appris, rien oublié. Comme s'ils n'avaient rien compris des causes qui nous ont enfoncés dans la crise à travers le monde, et plus particulièrement en Europe, les chefs d'Etat réunis à Toronto la semaine dernière au G20, ont confirmé leur enlisement dans l'ornière libre-échangiste ; ils n'ont pas réussi à faire bouger le curseur monétaire, notamment vis-à-vis de la Chine ; et, pour plomber plus encore notre économie, ils ont entériné un virage d'austérité budgétaire qui ne peut que rimer avec recul de la puissance publique, et aggravation procyclique de la crise. Si bien qu'on peut féliciter le Directeur Général du FMI pour son humour, lui qui a salué, j'espère dans un éclat de rire ironique, je le cite : "les mesures adoptées par le G20 pour entretenir la reprise économique mondiale et jeter les bases d'une croissance forte, durable et équilibrée". Amen. L'Allemagne a donné le ton de ce G20, et donne le ton de la politique européenne. Derrière elle, Nicolas Sarkozy saute dans le piège à pieds joints, en annonçant un tour de vis de rigueur budgétaire sans précédent. Le pacte de stabilité budgétaire, funeste héritage du traité de Maastricht, qu'on croyait enfin aux oubliettes de l'histoire néo-libérale, revient paralyser l'action publique. Les mesures de pacotilles occupent le devant de la scène : une grosse berline en moins par ci par là, un ou deux Ministres démissionnés pour avoir eu la voltige coûteuse, ou encore parce que le tabac tue, même en politique... Mais la réalité de la politique d'austérité budgétaire, c'est celle dont on ne parle pas. On annonce déjà cent mille postes de fonctionnaires supprimés d'ici 2013. Affaibli, l'Etat ne s'en défaussera que plus sur les collectivités territoriales. Il en va de même pour les programmes co-financés, qui sont toujours les premières cibles des coupes budgétaires. Quant aux transferts de charges, chacun s'attend à ce qu'ils soient moins compensés que jamais. En somme, d'une part, les néo-libéraux qui nous gouvernent vont plomber la croissance économique et mettre l'Etat aux abonnés absents. Paris, grande métropole économique en France, en Europe et dans le monde, ne peut que voir son activité affectée par cette politique. D'autre part, notre collectivité, quant à elle, devra faire plus (puisqu'il faudra panser les maux de la crise entretenue du néo-libéralisme, et supporter la défausse de l'Etat), et faire plus avec moins (puisque l'Etat abandonnera encore un peu plus les collectivités territoriales). Dans ce contexte, Monsieur le Maire de Paris, quelles sont les réponses volontaristes que vous préparez, et que les citoyens attendent de notre municipalité progressiste ? Je vous remercie." Lundi 5 Juillet 2010
Equipe georges-sarre.net
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