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Georges SARRE
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Péages urbains : quand le vert cache le bleu… ou le blanc !Une nouvelle fois, sous couvert de protection de l’environnement, les forces de la régression sociale et les anti-républicains ont avancé leurs pions avant-hier au Sénat. Un amendement sur les péages urbains a en effet été adopté par la haute assemblée. C’est un scandale, une rupture du principe d’égalité, une régression sociale ! Alors demain, les pauvres seront mis à la porte des grandes villes, et les riches pourront continuer à polluer avec leurs grosses berlines et leurs corbillards à quatre roues motrices ? C’est le rétablissement de l’octroi ! Une vision aristocratique de la ville et de la préservation de l’environnement ! La même conception que celle qui préside à la taxe carbone, cette idée lumineuse qui veut conduire les pauvres à dormir avec des bouillottes pour diminuer leur consommation de fuel domestique, alors que les capitalistes financiers sont encouragés à investir en Chine où l’on construit une centrale à charbon chaque semaine ! Rappelons que, si les conditions atmosphériques exigent de diminuer la circulation automobile, il existe la circulation alternée, que j'ai fait voter, le premier, à l'Assemblée Nationale. La circulation alternée, c'est l'égalité ; le péage urbain, c'est l'inégalité sociale. Qu’on se le dise, si une telle mesure était envisagée demain à Paris, j’appellerais les Parisiennes et les Parisiens, les banlieusards, toutes et tous, les moins aisés, et tous ceux qui sont attachés au principe d’égalité et de mixité dans la ville, à descendre dans la rue… à pieds bien sûr (pour ne pas polluer). Georges SARRE Mercredi 30 Septembre 2009
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