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Georges SARRE
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Partageons Paris, changeons de conduite.Présentation de la campagne de communication de la Ville de Paris, 1er décembre 2008.
Madame la Maire, chère Annick, Mesdames et Messieurs,
Bravo ! Bravo à Anne-Sylvie SCHNEIDER, Anaïs LANÇON, à la DICOM et à ses prestataires pour cette campagne. Bravo au choix avisé du Maire de Paris. J’ai toujours plaidé, y compris dans mes fonctions gouvernementales passées, pour des campagnes de communication « péchues », comme on dit maintenant, c’est-à-dire qui marquent, qui frappent les esprits. Traiter les enjeux de sécurité routière par des images à l’eau de rose, faire du « soft », c’est passer à côté du sujet, c’est passer à côté de l’enjeu, c’est passer à côté des consciences. Oui, l’insécurité routière est une tragédie. Une tragédie sanglante. Une tragédie bouleversante. Et cette campagne, tout en ne choquant pas, tout en ne portant pas atteinte à l’image de Paris, est suffisamment marquante, je crois, pour donner à réfléchir. *** Les publics visés par la campagne de communication qui va débuter doivent comprendre qu’elle s’inscrit pleinement dans le cadre plus global de la politique de sécurité routière menée par la Mairie de Paris et la Préfecture de police, en partenariat avec l’ensemble des acteurs impliqués. Nous sommes d’ailleurs en train de mettre au point, dans ce contexte, un Document Général d’Orientation (DGO) pour la période 2008-2012. C’est, en effet, l’ensemble des situations dangereuses qu’il faut éviter en faisant notamment respecter, par tous les usagers, les règles du Code de la Route. Pour cela nous agissons, de concert, dans l’ensemble des domaines d’intervention : aménagement de l’espace urbain, éducation, formation, information, contrôles et sanctions. Cette vision d’ensemble se fonde sur un triple constat : • tout d’abord, chaque usager de la voirie se déplace, selon les moments, en utilisant des modes de transport différents dans des espaces différents : nous sommes tantôt piéton, tantôt conducteur, sur le boulevard périphérique, sur un grand axe ou dans un quartier vert ; • ensuite, et pour la raison précédente, quand bien même une mesure serait « ciblée », elle est vue et/ou perçue par l’ensemble des usagers qui doivent donc comprendre que, sans appartenir à la cible explicitement visée, ils sont partie prenante à cette mesure ; • enfin, faut-il rappeler que, ainsi que le confirment régulièrement les enquêtes « REAGIR » menées à l’occasion des accidents graves, un accident n’a pas qu’une seule cause, qu’il implique, en général, plusieurs usagers et dont la responsabilité est souvent partagée dans l’occurrence de cet accident. Le rappel de cette cohérence de notre action est nécessaire et cette campagne évite deux écueils. Le premier écueil aurait été de ne délivrer qu’un message général, dont chacun pourrait considérer qu’il ne s’adresse qu’aux autres. Le deuxième aurait été de ne cibler que telle ou telle catégorie d’usagers. Non, en prenant des situations diverses, dans lesquelles chacun peut se reconnaître, et en ciblant tous les modes de déplacements, nous prévenons ce qu’on appelle l’effet «d’éviction » dans lequel tombent certaines campagne. Car, dans tous les cas, les usagers doivent comprendre que, respecter les règles du Code de la Route et les conseils des campagnes d’information, c’est non seulement contribuer à la sécurité des autres mais aussi à sa propre sécurité. Alors, bon vent à cette campagne, à cette bonne campagne./ Retrouvez ci-après les PDF de la campagne "Changeons de Conduite, Partageons Paris". Lundi 1 Décembre 2008
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