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Georges SARRE
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Paris Métropole, intervention de Georges SARRE au Conseil de ParisDans le cadre du débat sur la création du syndicat mixte d'études Paris Métropole, Georges SARRE, pionnier sur le dossier métropolitain, est intervenu au nom des élu(e)s du MRC.I - Une étape importanteMonsieur le Maire, chers collègues, La création du syndicat d’études doit être saluée à sa juste mesure : c’est une étape importante d’un processus métropolitain aussi complexe qu’indispensable. Si la nécessité de penser et d’organiser l’agglomération parisienne est désormais évidente, il a fallu bien du mérite et du doigté à Bertrand DELANOE et Pierre MANSAT pour lancer, à partir de 2001, les rencontres, les initiatives et les méthodes partenariales qui ont permis d’enclencher le processus métropolitain. Un processus rendu bien improbable auparavant, tant par le manque de volonté politique au sommet de l’Etat, que du fait des logiques locales de repli institutionnel. II – Un projet porté de longue date par la GaucheQue de chemin, parcouru, donc… grâce à la Gauche ! Ces dernières années avec Bertrand DELANOE et Pierre MANSAT. Mais en amont aussi : je rappellerai que la SFIO, dès le début du XXe siècle, faisait du projet métropolitain parisien un élément de son programme politique. Je rappellerai que les propositions d’intellectuels et d’architectes classés à gauche, comme Roland CASTRO, nous ont aiguillonnés. Je rappellerai que l’opposition socialiste que j’ai longtemps conduite à Paris a porté cette exigence. Je rappellerai qu’en 1999, j’ai déposé, déjà, une proposition de loi à l’Assemblée Nationale –débattue en première lecture- pour créer un Haut Conseil de l’Agglomération Parisienne… III – « Grand Paris » autoritaire et inégalitaire vs « Paris Métropole » démocratique et solidaireA/ L’annonce présidentielle Alors, aujourd’hui, le Président de la République veut faire du « Grand Paris », je cite, une priorité ! Il nomme même un Secrétaire d’Etat ad hoc. Je préfère cette initiative aux déclarations, l’an dernier encore, d’un Roger KAROUTCHI arc-bouté sur son archaïsme et déclarant à propos du projet métropolitain : « personne n’en veut » ! Il y a donc une annonce gouvernementale. Encore faut-il s’entendre sur la nature de cette impulsion, et sur sa finalité… Car nous ne voulons pas de leur « Grand Paris » autoritaire et inégalitaire ! Nous voulons construire au contraire une Métropole démocratique et solidaire. Et je forme le vœu que ce syndicat d’études en soit la matrice. B / Une métropole solidaire Une métropole solidaire, c’est cela que nous devons défendre, notamment contre certains égoïsmes de l’Ouest métropolitain ! Que ceux qui ne voudraient regarder en face la réalité de la relégation urbaine de certains territoires et de leur population se rappellent les émeutes de novembre 2005 ! Quand Clichy Sous Bois, pourtant à moins de 20 kilomètres du centre de Paris, est à 1h30 de transports en commun, oui la métropole manque de cohésion ! Quand des pénuries de financement existent à l’est et au nord pour des politiques publiques en faveur de la qualité de vie et de la mobilité, alors que La Défense, pour ne citer qu’elle, est assise sur un tas d’or avec 150 Millions d’Euros de taxe professionnelle par an, oui la métropole parisienne manque de solidarité ! Alors, je le dis sans ambages : l’un des enjeux majeurs sur lesquels devra travailler le syndicat d’études, c’est la solidarité, et ceci passe par la péréquation fiscale ! C/ Une métropole citoyenne L’enjeu démocratique et citoyen doit, lui aussi, préoccuper ce syndicat ; car, demain, Paris Métropole ne sera légitime, cohérente et solide qu’adossée à une citoyenneté renforcée. Ceci suppose de travailler au sentiment d’appartenance de tous les citoyens de l’agglomération à cette Métropole parisienne. Ceci suppose aussi, à une échéance peut-être moins immédiate, mais sans « jouer la montre », de réfléchir au pilotage politique de la métropole et à sa légitimité démocratique ; et quelle légitimité plus forte que celle du suffrage universel ? Oui, Paris Métropole doit être une métropole démocratique, gouvernée par les citoyens, et non l’objet de l’autorité présidentielle, ni, a fortiori, de ses calculs électoraux. J’observe à cet égard, avec inquiétude, qu’au moment même où avance l’hypothèse d’une véritable institution métropolitaine, la Droite parisienne voudrait remettre en question le statut et l’unité de Paris, en consacrant l’autonomie intégrale, ou presque, des 20 arrondissements. Comme si, faute de pouvoir conquérir Paris, la Droite voulait la diluer par le haut dans le « Grand Paris » - je cite, et la démembrer par le bas dans 20 arrondissements, dont ses bunkers du centre et de l’ouest. Grave erreur, grave menace, pour la cohésion de notre ville, au plan urbain, social, économique… D/ Des politiques unifiées : logements – déplacements – développement durable Enfin, je forme le vœu que ce syndicat d’études conçoive et préfigure des politiques métropolitaines unifiées en matière de logements, de déplacements et de développement durable. Il est temps de faire coïncider, à l’échelle de la métropole, les besoins de logements avec les financements et les opportunités foncières ! Il est temps d’organiser la cohérence des déplacements, indispensable tant à la rationalité des flux qu’à l’égalité devant la mobilité. Il est temps de penser le développement durable à l’échelle du bassin de vie : je pense, en particulier, à la collecte et au retraitement des déchets. E/ Au plan de la sécurité Qu’il me soit permis, enfin, de mentionner, cette fois en qualité d’adjoint au Maire, que sur les enjeux de Sécurité et de Prévention, nous devons aussi penser et anticiper la métropole parisienne. Nous voyons positivement la progressive extension des prérogatives du Préfet de Police à l’échelle de la métropole : c’est la logique même, et déjà une réalité, pour la BSPP ou la police des transports. Et nous allons, nous aussi, développer les partenariats entre les arrondissements périphériques et les communes voisines, en invitant, dès 2009, les Maires des arrondissements périphériques à associer leurs voisins de banlieue au suivi des contrats locaux de sécurité. C’est le bon sens même, car la délinquance, elle, ne considère pas le périphérique comme une barrière ! Voilà, chers collègues, ce que je voulais vous dire sur cet enjeu capital. Défendons avec ardeur, au sein de ce syndicat d’études –qui est une belle avancée- les démarches qui permettront de bâtir la métropole démocratique et solidaire de demain, bien loin de l’écueil autoritaire et inégalitaire qu’on peut craindre. Je vous remercie. Mardi 25 Novembre 2008
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Je me présente






























Communiqué de Georges Sarre en réaction aux annonces du Président de la République