Afin de permettre la réalisation de profits par des entreprises privées de transport ferré, l'Union Européenne libéralise le marché du transport ferré. A terme, la SNCF doit être en concurrence libre, y compris sur le marché du transport de voyageurs, comme elle l'est déjà sur le marché du fret.
C'est la raison pour laquelle le réseau (unique) a été scindé de la compagnie d'exploitation (destinée à la mise en concurrence) et qu'ainsi a été créé RFF, Réseau Ferré de France, en 1997.
On voit aujourd'hui le résultat :
1 - La SNCF et RFF se renvoient la responsabilité de l'entretien des caténaires
2 - La SNCF doit baisser ses coûts pour anticiper la mise en concurrence et néglige donc cet entretien
Et l'effet "bruXellose" ne s'arrête pas là : la "concurrence libre et non faussée" impose aussi à RFF, comme à la SNCF, de choisir leurs fournisseurs à travers des appels d'offre, qui profitent aux entreprises à bas coût de main d'oeuvre. Conséquence ? La plupart des entreprises fabricantes de caténaires se sont délocalisées en Europe de l'Est ou en Chine.
Des caténaires de mauvaise qualité, des moyens insuffisants consacrés à leur entretien et une irresponsabilité structurelle issue de la séparation RFF / SNCF, voilà l'un des maux dont souffre notre réseau ferré, l'un des symptômes actuels de la bruXellose...