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Georges SARRE
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Non aux franchises médicalesSamedi 29 Septembre 2007, Georges Sarre a participé à une réunion publique sur les franchises médicales (...)
Mesdames et Messieurs,
Chers camarades, Je suis très heureux d’accueillir dans le 11e arrondissement, dans ce gymnase JAPY, si lié à l’histoire du mouvement progressiste, la réunion unitaire d’aujourd’hui. Dès le départ, le MRC a répondu présent à cette initiative, parce que le sujet qui nous réunit, les franchises médicales, est emblématique de la politique de la droite au pouvoir, de la nature de cette droite et de son projet de société. Le nouveau pouvoir en place pourrait avoir comme devise : « de l’argent pour les riches ; des prélèvements pour les pauvres ». Les franchises de soins illustrent bien cela, car il s’agit en réalité d’une nouvelle forme d’impôt, prélevé sur quelque chose à quoi personne n’échappe, se soigner, et sur un bien auquel nous tenons tous comme à notre vie, car elle en dépend : la santé. Une telle mesure devrait, en principe, provoquer chez nos concitoyens une légitime colère, prélude, je l’espère, à un réveil salutaire des français. Faut-il en effet les prendre pour des naifs, pour tenter de leur faire gober que la franchise de soins à 40 euros suffira à combler le déficit de l’assurance-maladie, quand il faudrait pour le combler, au moins 10 fois plus que les recettes qui en découleront ? Faut-il les mépriser, pour oser dire, quand on est ministre de la Santé, que personne n’est à 40 euros près ? Faut-il être cynique, pour oser vanter le modèle américain de société, quand on sait qu’un quart au moins de la population des Etats-Unis n’a pas une assurance-maladie volontaire permettant de se payer les soins essentiels ? Alors, il faut que la vérité éclate ! Il faut que nous expliquions à nos concitoyens ce qu’est l’ultra- libéralisme, c'est-à-dire un modèle qui rend plus riche les riches et appauvrit les pauvres, où règne l’égoïsme de l’argent et où même la durée de la vie est une question de moyens financiers, d’appartenance sociale. Partons d’un principe : dans le monde de Nicolas SARKOZY, le pire est toujours possible. Cela veut dire que demain, le déficit de l’assurance-maladie allant inéluctablement augmenter, la franchise de soins à 40 euros passera à 80, puis à 100. Cela veut dire que, grâce à un gouvernement où les avocats d’affaires sont aux commandes, la santé va devenir un marché où l’on connaît déjà les perdants - les français les plus modestes- mais aussi les gagnants, laboratoires pharmaceutiques aux profits déjà colossaux ; compagnies d’assurances ; entrepreneurs d’établissements de soins privés ; praticiens aux honoraires libres. Non, nous ne voulons pas de ce modèle-là, qui ne répond qu’à l’odeur de l’argent. Nous savons qu’une autre politique de santé est possible, dans une optique républicaine et progressiste. Je souhaite donc que la mobilisation unitaire d’aujourd’hui soit le début d’une levée de boucliers massive face à la politique de régression sociale sans précédent que veulent imposer le gouvernement et sa majorité. Je vous remercie. Georges Sarre Dimanche 15 Juin 2008
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