Fidèle à la ligne de conduite qui est la mienne depuis des décennies, et qui consiste à ne jamais instrumentaliser politiquement les « affaires », ni a fortiori les procédures judiciaires, j’avais prévu de ne pas commenter les possibles signature et ratification d’un protocole d’accord entre la Mairie de Paris, l’U.M.P. et Jacques Chirac, permettant à la Mairie de Paris, et donc aux Parisiennes et aux Parisiens, d’obtenir réparation de salaires injustement versés par la Ville, et des frais de procédure engagés.
Face à la réaction des Verts, d’ailleurs voisine de celle du Front National, je tiens à apporter le soutien des républicains de gauche du MRC à la solution, empreinte de sagesse républicaine, envisagée par le Maire de Paris. Celui-ci s’est fixé un objectif qui semble pouvoir être atteint : obtenir la réparation de l’intégralité du préjudice subi par la Ville ; c’est là son rôle de Maire, garant des intérêts de Paris. Pour autant, ce rôle ne se confond pas avec celui d’un Procureur, chargé de requérir au nom de la morale publique, qui, en République, s’appelle la loi.
A Bertrand Delanoë et à la Mairie de Paris de défendre les intérêts civils de la Ville, comme ils l’ont fait en tant que partie civile, et continuent à le faire, manifestement avec succès, à travers ce protocole. A la Justice pénale, quant à elle, de dire la morale publique par le droit.
L’attitude du Maire de Paris est donc parfaitement républicaine, et les critiques outrancières et démagogiques qu’elle peut soulever sur les franges sont dérisoires./
La Croix Valmer, le 26 août 2010