Blog de Georges SARRE, ancien Ministre, Conseiller de Paris et du XIe.

Intervention à l’occasion du 8ème prix européen de la sécurité routière



Intervention à l’occasion du 8ème prix européen de la sécurité routière
Jeudi 15 octobre 2009

Monsieur le Président de la Fondation Norauto,
Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités,

Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à Paris et plus particulièrement, dans ce cadre unique qu’est la Tour Eiffel.

C’est en tant qu’élu parisien mais surtout dans le cadre de ma délégation d’Adjoint au Maire de Paris chargé de la Sécurité et de la Prévention, que je vous accueille. C’est aussi au nom d’une relation ancienne que j’entretiens avec l’enjeu de sécurité routière.

Je tiens, pour commencer, à remercier la Fondation Norauto pour son action de promotion d’une conduite responsable et solidaire, au niveau européen.

Les chiffres de l’accidentologie française de septembre montrent bien que la lutte contre le fléau de l’insécurité routière n’est jamais achevée, et il est heureux de voir que des acteurs, comme la Fondation Norauto, participent de ce combat aux côtés des institutions, des pouvoirs publics, des associations, des constructeurs et des citoyens, usagers de la route.

La 8ème édition du Prix Européen de la Sécurité Routière, qui nous réunit aujourd’hui, est axée sur un enjeu fondamental qu’est la sécurité des usagers vulnérables de la route, et plus particulièrement, celle des deux roues motorisés.

A Paris, comme dans la plupart des villes européennes, le constat est le même : on observe une explosion du nombre de deux roues motorisés, de scooters et de vélos. Chiffre éloquent : à Paris, le nombre de deux roues motorisés dans la circulation a augmenté de 62% entre 1997 et 2008.

Cette évolution soulève deux problèmes non négligeables : d’une part, la vulnérabilité des utilisateurs de ces modes de transports et d’autre part, la difficile cohabitation entre tous les usagers de l’espace public.

A Paris, 14 des 31 personnes qui ont trouvé la mort sur la route depuis le 1er janvier 2009 étaient des conducteurs de deux roues motorisés. C’est beaucoup trop.
Ce n’est donc pas un hasard si nous avons tenu à faire de la sécurité des deux roues motorisés, l’un des 6 enjeux prioritaires du Document Général d’Orientations parisien pour la sécurité routière, 2009-2012, signé le 11 juin dernier par tous les partenaires institutionnels.

La sécurité des piétons –notamment celle des enfants et des séniors- ainsi que celle des cyclistes -qui représentent les autres catégories d’usagers vulnérables- font également partie de nos axes prioritaires en matière de sécurité routière.

Les actions que nous mettons en œuvre à Paris ont pour objectif la modification des comportements des usagers de la route afin d’obtenir un impact durable sur la sécurité, et de favoriser le développement d’un « vivre ensemble » c'est-à-dire d’un partage harmonieux de l’espace public, bien commun des citoyens.

Citoyens usagers de l’espace public, qui sont les premiers acteurs de leur sécurité et qui doivent donc être responsabilisés. Ils doivent prendre conscience -qu’ils soient automobilistes, scootéristes, motards, cyclistes ou piétons- du lien entre leur comportement, plus ou moins civique, et la tragédie d’un accident.

Car le vrai problème auquel nous devons trouver des réponses aujourd’hui, est, à mon sens, l’INCIVISME, qui se diffuse et s’insinue dans le comportement de l’usager de l’espace public lambda.

Il devient primordial de trouver des moyens pour lutter contre cet incivisme, contre ce délitement du sens du devoir citoyen et ce non respect de la règle ; toute catégorie d’usagers confondue.


Je conclurais mon propos sur ces mots : seule une politique d’ensemble jouant sur l’éducation, la formation, la responsabilisation, la sensibilisation, la sanction pour l’ensemble des comportements routiers, les véhicules –les constructeurs ont bien évidemment un rôle important à jouer-, et les infrastructures, portera ses fruits !

D’ailleurs, c’est grâce à la politique de prévention et de sécurité routière globale que j’ai menée au gouvernement entre 1988 et 1993, que le nombre de morts sur les routes avait pu baisser de 20%.
Enfin et pour finir, je tiens à féliciter toutes les associations ici présentes. Par les actions que vous mettez en œuvre, vous contribuez à faire en sorte que les usagers de l’espace public puissent davantage jouir de leur droit à circuler en toute sécurité, quel que soit leur mode de transport et quel que soit leur âge, que ce soit à Paris, ou ailleurs.

Merci à tous et bons débats.

Mercredi 28 Octobre 2009
Jérôme GASTON

Au Conseil de Paris | Pour la sécurité des Parisiens


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La France est en péril... Son industrie, ses emplois, ses services publics, sa langue, l'égalité des chances et des conditions, et finalement toute idée d'intérêt général et tout lien social : voilà qui est mis à mal par l'oligarchie qui nous gouverne, à Paris, à Bruxelles, à Washington... et à Pékin.