Georges SARRE invite la Ville de Paris à acheter des voitures françaises !

Billancourt, Vilvorde, Sandouville… Les salariés de l’industrie automobile, et singulièrement de RENAULT, entretiennent avec la Gauche des relations d’espoir et de défiance anciennes et souvent révélatrices de la confiance ou de la défiance globale du Monde du Travail.



Georges SARRE invite la Ville de Paris à acheter des voitures françaises !
Dans la crise actuelle, Georges SARRE a proposé, le 21 octobre, au Conseil de Paris, de montrer au monde du travail, à travers « les RENAULT », et plus largement les salariés de l’industrie automobile française, que la Gauche les soutient, et qu’elle a, peut-être, compris les limites d’un certain suivisme à l’égard du libéralisme européen.

Il a été largement entendu, puisque le Conseil de Paris a majoritairement adopté son voeu, quoique légèrement amendé par l'exécutif municipal.

Le groupe des Verts a voté contre. Le groupe Communiste est intervenu en faveur du voeu par la voix de Ian BROSSAT, son Président, et le groupe Socialiste, Radical de Gauche et Apparentés a lui aussi approuvé le voeu. Les deux groupes de l'opposition de droite se sont abstenus.

Communiqué de presse de Georges SARRE

Paris, le 21 octobre 2008 A mon initiative et à celle des élu(e)s du groupe MRC, le Conseil de Paris vient d’adopter un vœu destiné à soutenir l’industrie automobile française et ses salariés, notamment les « Renault » de Sandouville, en orientant les achats de véhicules des Transports Automobiles Municipaux vers des véhicules fabriqués en France. C’est un signal fort envoyé par la Gauche au monde du travail, à travers le symbole des salariés de l’industrie automobile. Ce vœu vise à exploiter toutes les possibilités offertes par la réglementation européenne et nationale sur la concurrence dans les achats publics, et à informer les Parisiennes et les Parisiens des obstacles que cette réglementation oppose à l’achat de véhicules français. Je me réjouis du vote majoritaire du Conseil de Paris, qui offre ainsi l’opportunité aux salariés de Sandouville, et de toutes les usines automobiles françaises, d’entreprendre les démarches nécessaires auprès de la Ville de Paris pour que ce vœu devienne réalité.

Voeu initialement déposé par Georges SARRE et le groupe MRC

relatif à la politique d’achat de véhicules automobiles par la Ville de Paris

Alors que le marché automobile européen devrait connaître une chute des ventes de -5% en 2008, l’industrie automobile française et européenne va mal. L’exception du marché français, où la demande a été soutenue très conjoncturellement en 2008 par l’instauration du bonus / malus, n’est, hélas, vraisemblablement pas durable. L’année 2009 s’annonce donc très douloureuse pour les constructeurs européens, notamment pour Renault et PSA, et donc pour leurs salariés.

Déjà, Renault a annoncé la suppression d’un millier d’emplois à l’usine Sandouville, qui subit durement la mévente de la nouvelle Laguna. Malgré les déclarations du P.D.G. de Renault et du Président de la République, les salariés peuvent légitimement s’interroger sur une possible fermeture, dans les mois ou les années qui viennent, de l’usine havraise, qui craint d’être le prochain « Billancourt ».

Dans ce contexte, il appartient évidemment en premier lieu à l’Etat de prendre les initiatives volontaristes de relance économique qui s’imposent. Encore actionnaire de Renault, il peut aussi agir à ce titre pour sauver les sites et les emplois de l’ancienne régie.

Mais l’ensemble des pouvoirs publics peut contribuer à soutenir l’industrie automobile française et européenne : en tant que clientes, les administrations et les collectivités territoriales disposent d’un levier non négligeable.

Paris, ville-capitale, centre d’une métropole où se prennent 10% des décisions de production de l’industrie automobile mondiale, et où se concentrent quelque 50.000 salariés de l’industrie automobile, ne peut se désintéresser de cet enjeu.

Notamment, notre ville ne peut se désintéresser de la désindustrialisation de la vallée de la Seine, en particulier de la région du Havre, port maritime le plus proche de la métropole parisienne.

La ville de Paris se doit donc d’agir, dans le respect de la réglementation européenne et nationale sur la concurrence, et en tenant compte de son « plan climat », pour adapter sa politique d’achat de véhicules automobiles à la situation particulière de l’industrie automobile européenne et française. Elle peut contribuer, notamment, à donner à l’usine Renault de Sandouville des perspectives de commandes, qui lui font défaut à court et moyen terme.

Les Parisiennes et les Parisiens ne comprendraient pas que, dans ce contexte, la ville de Paris continue à acheter des véhicules japonais et états-uniens.

C’est pourquoi, sur proposition de Georges SARRE, Marinette BACHE et des élu(s) du groupe MRC, le Conseil de Paris émet le vœu que :

- les commandes de véhicules automobiles de la Ville de Paris soient orientées vers des véhicules européens et français, plutôt que des véhicules japonais ou états-uniens ;

- toutes les possibilités offertes par la réglementation européenne et nationale à cette fin soient exploitées, et que les obstacles que cette réglementation oppose à l’achat de véhicules européens et français soient portés à la connaissance des Parisiennes et des Parisiens ;

- les exigences du « plan climat » soient satisfaites selon un calendrier compatible avec celui des constructeurs européens et français, et notamment, que les principaux achats de véhicules électriques de la Ville de Paris soient programmés à une date où les constructeurs français et européens seront en situation de concourir.

Lundi 20 Octobre 2008


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Blog de Georges SARRE, ancien Ministre, Maire-adjoint de Paris chargé de la Sécurité et de la Prévention, Secrétaire National du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), Président du club Laïcité