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Georges SARRE
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Georges SARRE inaugure l'opération "juste pression" de Michelin
Intervention de Georges SARRE, Adjoint au Maire de Paris chargé de la prévention et de la sécurité, à l’occasion de l’évènement « Michelin », Mercredi 16 septembre 2009
« Madame la Déléguée Interministérielle, Monsieur l’Inspecteur Général, représentant Monsieur le Préfet de Police, Monsieur le Directeur Général de l’association des Maires de France, Mesdames et Messieurs les dirigeants de Michelin, Permettez-moi, en mon nom personnel et celui de Bertrand DELANOE, de vous souhaiter la bienvenue sur ce territoire de la Ville de Paris, dont j’ai plaisir à être adjoint au Maire. C’est dans le cadre de ma délégation à la Sécurité et à la Prévention que je vous accueille. C’est aussi au nom d’une relation ancienne que j’entretiens avec l’enjeu de sécurité routière, et notamment avec Michelin. En effet, votre opération n’est pas isolée dans la politique de ce grand groupe français qui, depuis plusieurs années maintenant, joue la carte de la sécurité routière. J’avais d’ailleurs, lors de mes responsabilités gouvernementales dans ce domaine, tissé des relations fructueuses avec Monsieur Michelin, mais aussi avec les dirigeants de Renault, Peugeot-Citroën, et d’autres, pour les amener à devenir des acteurs à part entière de la sécurité routière. Ce n’était pas alors forcément chose facile, notamment vis-à-vis des constructeurs, car jusqu’alors, la vitesse, et plus globalement une liberté mal comprise, licencieuse en somme, étaient consubstantiellement liées à l’idée d’automobile, et au marketing de nos groupes français. Progressivement, les choses ont changé : aujourd’hui, le nombre d’étoiles aux tests euro N CAP est un meilleur argument de vente que la vitesse de pointe ou le chronométrage du 0 à 100 km/h, et c’est heureux ! Oui, les industriels français de l’automobile, dont Michelin est une figure emblématique, sont des acteurs de la sécurité routière, avec les pouvoirs publics, avec les associations de victimes, et avec, bien sûr, tous les automobilistes, qui sont aussi des citoyens. Il n’y a nulle contradiction à insister d’un côté sur les comportements des automobilistes, et de l’autre sur les enjeux techniques. Un présentateur de journal télévisé, à qui j’étais confronté dernièrement dans un débat, opposait au bilan de la sécurité routière depuis 20 ans, que j’attribue en grande partie au permis à points et aux radars, l’argument du progrès technique. Il affirmait que ce sont les progrès techniques, pas les sanctions et donc les changements de comportements, qui avaient permis de sauver 60.000 vies en 20 ans. Ce genre de raisonnement, je le dis comme je le pense, est d’une stupidité navrante. Progrès technique et évolution des comportements, sous l’impulsion des mesures de formation, responsabilisation, et sanctions, sont deux leviers complémentaires, et pas contradictoires. L’opération d’aujourd’hui en apporte une démonstration intéressante. En effet, les actions de Michelin pour la juste pression des pneus, et plus globalement l’enjeu du gonflage, illustrent combien technique et comportement doivent progresser conjointement. La qualité des pneus, la facilité du gonflage, la présence de stations de gonflage simples à utiliser, et fréquentes sur le territoire, j’ajouterais gratuites, sont des critères de sécurité importants. Mais à quoi servent-ils si les automobilistes ne sont pas sensibilisés à la nécessité de vérifier la pression ? A contrario, les meilleures dispositions comportementales sont vite lettres mortes si les modalités techniques de leur mise en œuvre sont trop compliquées, ou trop onéreuses. Il faut donc actionner en même temps les leviers comportementaux et les leviers techniques. J’ai essayé de le faire au gouvernement, en créant le contrôle technique automobile et le permis à points, par exemple, sans chercher à opposer ces deux approches. Je remercie Michelin de continuer sur cette lancée, et je voudrais lancer ici une proposition. Comme usager de la route, je constate qu’il n’est pas si facile de trouver une station de gonflage en bon état, et gratuite. Grâce à Michelin notamment, il en est installé de plus en plus. Mais c’est encore insuffisant. Je souhaite, Madame la déléguée interministérielle, que vous puissiez suggérer au gouvernement, par la loi ou la réglementation, de rendre tout simplement obligatoire la présence d’un instrument de gonflage accessible, facile d’utilisation, et gratuit, dans toutes les stations service, en tous cas celles qui ont un chiffre d’affaires suffisamment substantiel pour que ce service puisse être délivré facilement. Ce serait là une contrepartie logique au droit de vendre du carburant. Je souhaite plein succès à cette opération « Juste pression » ! Merci à tous. » Jeudi 17 Septembre 2009
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