Georges SARRE fait entendre la voix du MRC au Conseil de Paris sur la protection de l'enfance

Georges SARRE a dénoncé le désengagement de l'Etat dans le champ de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Il a soutenu le schéma présenté par l'exécutif parisien. Il a valorisé l'action de la DPP, à son initiative, de soutien de l'APCARS, association parisienne qui oeuvre pour la "décohabitation" des conjoints violents, leur prise en charge psychologique et sociale, et donc des conditions de vies sereines pour les femmes victimes de violences et leurs enfants.



Conseil de Paris des 8 et 9 février 2010

Débat organisé sur le schéma départemental de prévention et de protection de l’enfance 2010-2014
Intervention de Georges SARRE, conseiller de Paris MRC, et adjoint au Maire de Paris chargé de la prévention et de la sécurité.

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Le schéma départemental de prévention et de protection de l’enfance 2010-2014 qui vient de nous être présenté par Myriam EL KHOMRI est un bel exemple de l’esprit qui anime l’équipe de Bertrand DELANOE dans ses missions, à savoir, un esprit constructif, dynamique, partenarial, à la recherche d’avancées et d’un service public toujours plus efficace.

Oui, ce schéma est une avancée ; une avancée dans un domaine extrêmement important : celui de la prévention et de la protection de l’enfance.

Permettez-moi d'abord de répondre aux affirmations incroyables que je viens d'entendre sur les bancs de la droite : j’y ai entendu dire que la Protection Judiciaire de la Jeunesse n’a pas subi de diminution de ses effectifs à Paris ; je le dis comme je le pense, c’est une honte !

Les coupes sombres dans les effectifs sont flagrantes.

En quelques années, les foyers publics d’action éducative sont passés de 5 à 1 à Paris ! Mais il n’y a pas de baisses de moyens !

Dois-je vous rappeler que 150 jeunes relevant de l’action de la PJJ au regard de ses propres critères ne sont pas suivis à Paris par ce service judiciaire, faute de moyens ?

Dois-je vous rappeler que ce désengagement a été porté à la connaissance de tous par un appel au secours dramatique de la directrice départementale, Mme Kokoszka ?

Il s’agit d’une véritable désertion de l’Etat régalien, et ce n’est pas une polémique inutile que de le dire !

A contrario, ce schéma rénové, intègre une nouveauté importante, à savoir le rôle renforcé du président du Conseil Général, désigné comme chef de file de la protection de l’enfance par la loi du 5 mars 2007, qui réforme la protection de l’enfance. Quelle lourde et noble tâche, Monsieur le Maire.

Quelle plus noble tâche que de tout mettre en œuvre pour protéger nos enfants et nos adolescents et pour prévenir les risques qui les menacent.

Je me permets, à l’aune de ce débat, de rappeler que la Ville de Paris, mène un combat fort - dans le cadre du nouveau contrat parisien de sécurité - contre les violences conjugales et intrafamiliales, qui touchent directement ou indirectement de nombreux enfants, témoins, ou victimes de ces violences.

Je pense notamment à l’action innovante de prévention de la récidive en direction des auteurs de violences conjugales, que nous menons depuis 2008, grâce à une convention signée entre la Ville de Paris et l’Association de Politique Criminelle Appliquée et de Réinsertion Sociale (APCARS). Cette association gère notamment les places d’hébergement pour hommes violents disponibles à Paris. Ce faisant, elle rend possible, dans les faits, les mesures de décohabitation prises par la Justice ; ce qui a un impact extrêmement positif sur des cas de violences familiales, souvent sources d'enfance en danger.

Nous sous estimons aujourd’hui la réalité des violences conjugales. De sorte que je crois aujourd’hui que nous sous estimons corrélativement le nombre d’enfants en danger qui subissent des maltraitances.

Cette mesure que la Ville de Paris soutient et que la DPP finance, à mon initiative, depuis 2008, s’inscrit dans la durée au profit de la victime bien sûr et des enfants, qui sont au même titre que leurs mères, protégés.

En 2 ans, 80 auteurs de violences - dont un tiers suivent une obligation de soin soit psychologique soit alcoolique - ont été éloignés du domicile conjugal, pris en charge dans un CHRS et hébergés en hôtel commercial. Le suivi social engagé par l’APCARS pendant les mois de la décohabitation permet notamment de sensibiliser l’auteur à l’exercice de l’autorité parentale et aux conséquences de ses actes sur les enfants.

En conclusion, pour sa deuxième année, ce dispositif a démontré sa pertinence et a consolidé notre conviction selon laquelle il vaut toujours mieux que la victime (et ses enfants) reste au domicile conjugal afin de ne pas ajouter de la précarité à une situation de souffrance et de violence.

Je terminerai en saluant le travail de Myriam EL KHOMRI, qui, par un lourd travail de concertation avec tous les acteurs concernés, a permis, je le crois, de doter Paris d’une ligne de route prometteuse dans le domaine de la protection de l’enfance.

Je vous remercie./


Lundi 8 Février 2010


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La France est en péril... Son industrie, ses emplois, ses services publics, sa langue, l'égalité des chances et des conditions, et finalement toute idée d'intérêt général et tout lien social : voilà qui est mis à mal par l'oligarchie qui nous gouverne, à Paris, à Bruxelles, à Washington... et à Pékin.





Blog de Georges SARRE, ancien Ministre, Maire-adjoint de Paris chargé de la Sécurité et de la Prévention, Secrétaire National du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), Président du club Laïcité